Coulaines Ville Fleurie

Accueil du site > DECOUVRIR COULAINES > L’histoire de Coulaines > Coulaines 1900 - 2010 : le siècle des changements

Coulaines 1900 - 2010 : le siècle des changements

Restez en contact

Contactez la mairie de Coulaines Flux Rss

Coulaines : 2000 ans d’histoire

extrait du livre d’André Ligné et Roger Crétois "Coulaines 1901-2001 le siècle des changements"

L’histoire de Coulaines (du latin Colonia, nous disent les documents anciens) est au moins bimillénaire.

Les traces les plus anciennes trouvées sur le territoire de la commune sont les aqueducs des Fontenelles et du Monnet.

Durant des siècles, les évêques du Mans y ont possédé un important domaine. Il est fort plausible que l’évêque Aldric ait mis sa « résidence campagnarde » à la disposition de Charles le Chauve et de sa suite en 843 lors de la signature du pacte qui limitait l’autorité royale.
Sur une parcelle de leur domaine, les évêques firent établir, au IXème siècle, un hospice (ou maison-Dieu) qui fut annexé par l’hôpital général du Mans en 1658. A ce moment, les évêques avaient délaissé leur résidence de Coulaines au profit d’Yvré-l’Evêque.
La raison en est que Coulaines se situait dans une zone à risque. La bourgade était traversée par « la route des invasions » empruntée par les Normands et les Anglais venus mettre le siège devant la ville du Mans alors très convoitée.

Ainsi, Coulaines connut plusieurs phases de destructions et de reconstructions.

L’église Saint-Nicolas est classée monument historique. Sa construction a commencé dans la seconde moitié du XIème siècle. En particulier, la nef est du style de cette époque dit en "feuilles de fougères". L’église doit son aspect fortifié à la nécessité d’observer la progression des envahisseurs et de s’en protéger. Elle tire son originalité de son clocher qui date du XIVème siècle et de son hourd unique dans la région.
Au dessus de l’autel, on peut admirer la statue de "Notre-Dame de tous aydes".
A proximité de l’église, la croix "bouessée" est ainsi appelée car elle présente l’originalité d’être percée sous la traverse.

Jusqu’en 1845, la superficie de la commune n’excédait pas celle d’un grand domaine beauceron, avec ses 131ha, mais elle avait la particularité de couper en deux la paroisse de Saint-Ouen du Mans.
Après de multiples péripéties, Coulaines obtint le rattachement d’une partie de cette paroisse, ce qui lui donna sa configuration et sa surface actuelles.

Sur les pentes des vallonnements qui longent le ruisseau de la Gironde s’étageaient prairies, chanvre et vignoble ; les terres alluviales étaient réservées aux cultures maraîchères destinées à la consommation de la grande ville proche.

 

Au IXe siècle, Charles II le Chauve fait entrer Coulaines dans l’histoire de France.

Période de rupture, les années 1960 marquent la fin de la bourgade rurale et le développement de la ville actuelle.  

En novembre 843, à l’assemblée de Coulaines, Charles II le Chauve défini les règles qui modifient les relations entre la royauté et l’aristocratie : En lutte avec ses frères pour la succession de feu Louis 1er le Pieux, Charles II le Chauve, roi des Francs depuis peu doit impérativement se rallier au grands seigneurs laïcs et ecclésiastiques. Ce conflit fratricide a conduit l’aristocratie à choisir son camp. En août 843, peu après le traité de Verdun qui a scellé l’éclatement de l’empire carolingien, Charles le Chauve s’est mis en marche vers l’Ouest. A Rennes, il menace de se venger de ceux qui s’opposaient au pouvoir royal, mais il n’est pas assez puissant pour s’imposer par la force et doit trouver un compromis. En novembre, il convoque l’assemblée politique au Mans. La ville ne pouvant accueillir la foule des aristocrates, c’est sur les vastes terres du domaine de Coulaines que se déroulera l’assemblée.

Devant les clercs et les laïcs, le roi des Francs fait acte de repentance, renonce aux mesures qu’il a prises, promet de préserver les biens ecclésiastiques et admet la loi des puissants. En contrepartie, il exprime le vœu que l’épiscopat et les laïcs lui apportent concorde et amitié et s’engage solennellement à maintenir l’ordre, la justice et la paix.

Par ce pacte, les accords de Coulaines modifient le droit royal, à savoir que le souverain qui n’est plus le premier d’entre les grands devra, avant d’engager toute entreprise, prendre l’avis de l’aristocratie et ne convoquera plus l’assemblée annuelle à sa convenance mais toujours en juin. Le Pacte de Coulaines a donc profondément modifié les relations entre le roi et l’aristocratie. En établissant une véritable constitution quasi-féodale, il marque la naissance d’un type de monarchie « contractuelle » faisant ainsi entrer Coulaines dans l’histoire.

 

contacter la mairie - mentions légales - plan du site - copyright2009 - crédits